Genevieve Toye

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My thoughts ...

Renouveau, renaissance�?�

Geplaatst op 29 december, 2016 om 7:45

25 décembre = « Noël » ?

 

La fête du 25 décembre est liée, comme toutes les fêtes aux alentours de cette date, au renouveau cyclique[1].

 

Malgré le jour de congé pour tous, malgré les sapins, les barbus blancs vêtus de costumes rouges, malgré les illuminations festives omniprésentes, la fête de « noël » ne signifiera, au premier abord, pas la même chose pour tous. Pas au niveau universel, mais pas non plus au niveau du village ; voire même pas dans une même famille…

 

Le monde globalisé dans lequel nous vivons aujourd’hui nous comble d’impressions multiples à tout instant. Il nous soumet une variété de possibilités infinies à tout moment de la journée. Il nous propose de déguster l’autrui ; d’explorer de nouvelles rencontres. Des rencontres humaines, spirituelles, visuelles, gustatives…

 

Nous n’y échapperons pas. Nous subissons cet acharnement de propositions de toutes sortes en permanence. Certaines propositions nous charment, certaines nous répugnent. Mais toutes, sans défaut, s’ancreront dans nos esprits, avec une connotation : « intéressant », « à explorer », « je prends », « répugnant », « à voir », « peut-être » …

 

Nous irons fouiller dans nos archives d’impressions personnelles au moment où nous en ressentirons le besoin… Très souvent en cas de perturbation ; angoisse ou incertitude, ou plus spécifiquement lors d’une envie de se créer un cocon, un nid douillet qui traduit sécurité et bien-être à la fois.

 

Comment créer ce nid douillet, comment s’approprier ce sentiment de sécurité ? Dans nos archives d’impressions, nous irons puiser les impressions à connotation « je prends » qui nous procurent un sentiment de bien-être sécurisant. Il peut s’agir d’images, d’odeurs, de sons, de pensées, de symboles, de mythes, de rites et de traditions. Ces impressions seront ramenées ensemble pour bricoler son «cocon personnel ».

 

C’est là que s’invite le rite, c’est là, l’amorce d’une tradition sacrée. Sacrée pour qui ? Pour quoi ?

 

La religion est ce que ses adhérents en font.

La religion est témoin d’un cadre sécurisant, invoqué pour donner du sens à l’incompréhensible, l’inconnu, instrumentalisée par les hommes en charge de la gestion du groupe à travers l’imposition de règles de vie visant la survie du groupe. Afin de garantir le respect des règles de vie visant la survie, l’on observera une forme pressante de mise en garde contre la terreur divine en cas de non-respect de la règle de vie.

 

Dans sa quête d’équilibre, l’homme est imperturbablement à la recherche de la sécurité. La présence du sentiment de sécurité lui permet d’entamer de nouvelles étapes. La sécurité se remettant à ses impressions personnelles vécues ou acquises de par les traditions, implique que tout élément inconnu est vécu comme élément perturbant, invoquant une turbulence. De ce fait, l’homme mettra tout en œuvre afin d’éviter un nouveau point de turbulence (inévitable).

 

Le groupe lui permet de se sentir moins vulnérable. Mais une vie en groupe est soumise à des règles, des accords entre les membres qui l’habitent.

 

Ces principes sont transposables à toutes situation de vie en groupe.

 

Qu’il s’agisse d’une communauté de village, d’une secte, voire d’une entreprises ou d’un mouvement citoyen, que les règles soient écrites ou non.

 

A la base, elles visent toutes des mesures sécuritaires, d’une part pour garantir la survie du groupe et d’autre part pour éviter l’éparpillement de ses adhérents et la perte identitaire qui ira de pair.

 

Une « religion » (ou un mode de vie exemplaire inhérent à une croyance fondamentale), implique des rites, des comportements validés, des valeurs partagées[2]. Cela formera la culture du groupe.

 

Noël n’est déjà longtemps plus le témoin de la naissance de Jésus.

La naissance de Jésus est un rituel chrétien qui symbolise la célébration du renouveau et de la renaissance. Comme une possibilité de réflexion sur l’année passée, permettant d’opter pour un chemin plus « sain », plus « proche des valeurs du groupe auquel on appartient » l’année suivante.

 

À ce titre, il est identique aux autres rites du même moment.

 

« Que des cultures, tout en se respectant, puissent ressentir plus ou moins d’affinités pour les autres, c’est une situation de fait qui a existé de tout temps. Elle est dans la normale des conduites humaines. » [3]

C’est pourquoi, je souhaite, à tous, de joyeuses fêtes parsemées de tolérance et de curiosité pour autrui et allant de pair avec une renaissance inspirée.

 

 

[1] au solstice d'hiver - Fête de la maternité chez les Celtes - Fêtes religieuses romaines -Constitution Day – République de Chine aujourd’hui basée au Taiwan

 

[2] Marc Augé – Pourquoi vivons-nous ? – « les leçons d‟Afrique » : j‟appelle le « sens » la conscience partagée du lien représenté et institué à l‟autre. Le rite est le dispositif spatial, temporel, intellectuel et sensoriel qui vise à créer, à renforcer ou à rappeler ce lien. Il établit des identités relatives qui supposent toujours l‟établissement préalable de liens avec certains autres, certaines catégories d‟autres : parents, partenaires, concitoyens, collègues. Pouvoir créer ce lien avec les autres est la condition nécessaire pour créer de l‟identité, des identités.

 

[3] Robert Deliège – Introduction à l‟anthropologie structurale – cite « Claude Lévi-Strauss – La pensée Sauvage »

 

 

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